… Tout conte de fées est issu des profondeurs du sang et de la peur.
Franz Kafka, cité en introduction du tome 1 d’Eco.
J’essaie de remettre en route ma plume rouillée avec le nouvel album paru dans la collection Métamophose chez Soleil. Il s’agit du premier tome de la série Eco, intitulé La Malédiction des Shacklebott.

Après Billy Brouillard et la mort, voici Eco et… la puberté. Normalement, les enfants des contes, ça ne vieillit pas. Qui irait imaginer Lewis Carroll raconter les premières règles d’Alice, ou Charles Perrault faire grandir son Petit Poucet ? C’est tout simplement contre nature. Guillaume Bianco prend le contrepied de cette règle sacrée et inflige à sa pauvre petite héroïne, Eco, l’épreuve de l’adolescence. Un livre à ne mettre entre les mains des plus jeunes qu’avec précaution. Lire le reste de cet article »
Donc au lendemain du premier jour, vint le second. Encore un départ dans la nuit froide de cette fin de janvier, encore une arrivée à la gare d’Angoulême, un peu moins fraîche et un peu moin dispose que la veille. Je succombe à la tentation de prendre la navette jusqu’au festival. Je suis pressée, la dédicace de Gipi est à 11h et je ne voudrais la manquer pour rien au monde. Je me précipite donc dans le premier bus qui vient, et qui bien sûr, n’est pas le bon. C’aurait été trop simple.
Je suis partie les mains dans les poches, en ayant simplement pris soin de noter les horaires de dédicaces de quelques uns de mes auteurs préférés, et d’emporter dans mon sac à dos leurs bandes dessinées respectives. Levée aux aurores (en fait même bien avant l’aurore), je pique un petit somme dans le TGV, et c’est fraîche et dispose (ou presque) que je débarque à la gare d’Angoulême, sans savoir où aller, ni comment, mais en comptant fermement sur le dispositif mis en place pour me l’apprendre. Je découvre en effet un chapiteau d’accueil et une navette gratuite conduisant directement au festival, déjà assaillie par une meute de festivaliers flemmards. Renseignements pris auprès d’une gentille organisatrice, je décide de me rendre à pieds sur les lieux et m’élance d’un pas guilleret vers le chemin balisé par moult étendards et panneaux de signalisation (pour se perdre, il faut vraiment le vouloir). Las. Le chemin n’est pas long, mais semé d’embûches ! C’est fou ce qu’il peut y avoir comme rues qui montent à Angoulême. Par contre, la communauté urbaine ne semble pas connaître l’existence des feux pour piétons ; j’ai dû en croiser deux, à tout casser. 